Réponses

18 05 2008

Réponses au quizz-sarkozien d’avant-hier

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– 10 , b

Bravo et bon dimanche à toutes et tous.

Lyon, le 18 mai 2008

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Questions sur le champion

16 05 2008

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais parfois j’ai l’impression que Nicolas Sarkozy est locataire de l’Elysée depuis des lustres. La campagne électorale nous semble si éloignée. En une année, des joggings présidentiels du Fort de Brégançon à la chute dans les sondages, du « bling-bling » au « couac-couac », de l’eau est passée sous les ponts. Adieu pouvoir d’achat et défense des droits de l’homme, adieu Cécilia et RSA, l’heure n’est plus à la morgue de la rupture mais à quelques autocritiques quant à la politique de communication sur le « paquet fiscal » ou les « franchises médicales ». Alors que l’équipe gouvernementale de Sarkozy annonce avec force son désir d’accélérer les « réformes », testez votre mémoire avec ce petit quizz sur notre champion.

1- «Je veux être le président du pouvoir d’achat. Les salaires sont trop bas dans notre pays. Je demanderai aux entreprises de faire un effort sur les salaires» (Projet présidentiel)

a- promesse tenue

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2- «Je souhaite qu’un chômeur ne puisse pas refuser plus de deux offres d’emploi successives» (TF1, 4 février 2007)

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b- promesse non tenue

3- « J’ai fixé, vous le savez, des objectifs chiffrés de reconduites à la frontière aux Préfets. » (Discours du 11 décembre 2006)

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b- promesse non tenue

4- « Comme beaucoup de consommateurs et d’agriculteurs, je ne perçois pas, pour le moment le service réellement rendu par les OGM qui sont mis en culture dans le monde. Je partage donc leurs réticences à ce que nous les utilisions. » (Convention UMP sur l’agriculture, 18 octobre 2006)

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b- promesse non tenue

5- « Je n’accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie ou au Darfour. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde »

(Meeting de Bercy, 29 avril 2007)

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6- « Nous parlons d’assurance maladie… y a-t-il une seule assurance sans franchise ? »

(Convention santé de l’UMP, 27 juin 2006)

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7- « Si je suis élu Président de la République, je ferai voter dès l’été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des Golden parachutes. »

(Discours de Marseille, 19 avril 2007)

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8- « Je consacrerai beaucoup d’argent aux banlieues, dans l’éducation, la formation, la rénovation urbaine, les services publics, les transports, l’activité économique. »

(Projet présidentiel)

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9- « La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. »

(Projet présidentiel)

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10- « J’irai chercher la croissance avec les dents »

(Université du MEDEF, 30 août 2007)

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Résultats dimanche 18 mai ici même.

Lyon, le 16 mai 2008





Les marmites de l’UMP

1 04 2008

marmite.jpg L’échec des élections municipales n’est pas fait pour le rassurer c’est pour cela, qu’à « titre personnel », le Premier Ministre vient d’exprimer son désir de modifier les règles pour les prochaines élections régionales pourtant instituées en son temps par son ami Raffarin. L’objectif est simple, faire en sorte que la gauche ne puisse rééditer sa performance de 2004 en engrangeant l’essentiel des Conseils Régionaux.Après une première interview donnée à l’Express, destinée à donner le ton, Fillon fait monter désormais au front ses lieutenants.

C’est ainsi que Roger Karoutchi vient de déclarer que « le scrutin actuel est inique, injuste et très complexe » et pour justifier son cri d’effroi le porte-flingue umpiste précise que « la lisibilité de l’élection régionale, avec son scrutin proportionnel à deux tours et prime au premier est un vrai problème. »

Avec comme objectif de restreindre l’audience de la gauche en empêchant la réélection des Présidents actuels ce projet de modification du scrutin qui passerait ainsi à un tour détient un second avantage pour l’UMP, celui de détruire Bayrou et son Modem.

Selon le bon vieil adage forgé dans les temps anciens du gaullisme puis du RPR comme quoi « il n’y a qu’un bon mode de scrutin, celui qui vous fait élire » l’offensive des régionales se prépare dès maintenant dans les vieilles marmites de l’Elysée et de l’UMP en attendant peut-être une refonte des circonscriptions législatives, pourtant taillées par Pasqua, qui viennent de montrer, comme par exemple à Lyon, leurs premières limites.

Lyon, le 1er Avril 2008         





Un COC, des coqs

18 03 2008
brolliquier.jpg Il y a quelques jours l’hebdomadaire « La Tribune de Lyon » s’interrogeait à la « Une », « Qui va relancer la droite lyonnaise ? »

Hier Dominique Perben répondait à la question, « Michel Havard a la stature, la dimension et la capacité à mener un groupe d’opposition ». Aujourd’hui, dans les colonnes du Progrès, Denis Broliquier fait jouer sa petite musique, « On va s’occuper du deuxième et de l’avenir de la droite ». Mieux, après l’avoir tant fait au cours du mandat qui s’achève, le Maire Milloniste reparle de son C.O.C, le fameux Contrat d’Opposition Constructive qu’il souhaite proposer à Gérard Collomb.

Je ne sais pas si Denis Broliquier évalue vraiment la portée de son C.O.C mais une révision réelle de sa posture d’opposant signifierait de dire adieu aux pétitions, aux ultimatums improbables, aux colères feintes, d’en finir avec des comportements consistant à dire « blanc » à Perrache et « noir » à Ainay, du mal des projets municipaux devant les caméras de TLM tout en s’attribuant quelques temps plus tard la paternité satisfaite des nouvelles réalisations le temps des inaugurations venant.

J’ai, vous l’imaginez, très envie de dire « chiche » à Denis Broliquier et à son C.O.C. Reste à savoir si deux coqs dans la même basse-cour peuvent cohabiter. Cette question complètement subsidiaire n’étant pas de mon ressort, c’est à Michel Havard d’y répondre.

Lyon, le 18 mars 2008.





Campagne

28 02 2008
bayrou-tf1.jpg Hier cohue médiatique et balade lyonnaise pour la forme de la part de François Bayrou venu par obligation soutenir le Modem local dont l’amateurisme a frappé un Michel Mercier absent. Absent mais locace, le même Mercier, indique par ailleurs ne pas reconnaître ses petits parmi les candidats Modem aux cantonales. Seul Gilles Préveral trouve grâce à ses yeux. En attendant la tâche principale du Modem local est de plaider sa cause devant le tribunal administratif suite à l’invalidation de sa liste dans le 8ème arrondissement. A propos de ce feuilleton on peut toujours lire le bloc-notes de Bertrand de Saint-Vincent dans le Figaro de ce matin, c’est assez dévastateur pour le Modem canal-historique.

Mon collègue de l’UMP, Bernard Rey, me confiait hier son communiqué de soutien à Gérard Collomb pour ces élections municipales.

Le progrès de ce matin en donne une version abrégée. En voici le texte intégral (Pdf).

Lyon, le 28 février 2008.





Tambouille

26 02 2008

Le couple Vianès vient de lancer son offensive annuelle contre la ville de Lyon en déposant un recours pour « excès de pouvoir » (sic !) devant le tribunal administratif au sujet des menus proposés aux enfants dans les cantines scolaires.Mémorial Arménien, foulard, cantines, les Vianès, tour à tour ou ensemble, essaient de briser le mûr de l’indifférence à leurs propos en mettant en avant tour à tour l’intérêt général (?), la laïcité (?), le féminisme (?).

Dans la dernière ligne droite des élections cette agitation juridico-douteuse de la part de Vianès ne fait pas, si l’on en croit « Libé-Lyon », dans la nuance puisque l’association présidée par Michèle Vianès parle « d’apartheid alimentaire » et de « soumission à des impératifs venus d’ailleurs, étrangers ou hostiles à la mission de l’école » soupçonnant aussi d’après Libé, la ville de favoriser les viandes « taxées ». L’avocat de l’association, André Vianès, affirme quant à lui (Le Progrès) que « Les commissions du Conseil Municipal ont été soumises aux pressions d’une instance extérieure de circonstance et que les principes de neutralité et de laïcité ont été transgressés par une délibération qui ne vise pas l’intérêt public » (ouf !)

Que la famille Vianès s’agite n’est pas pour me surprendre mais puisque nous sommes à Lyon, en période d’élections municipales et que monsieur Vianès est candidat sur la liste UMP dans le septième arrondissement, j’attends, comme vous tous, la réaction de son leader, Dominique Perben.

Lyon, le 26 février 2008.





Le danger des grandes victoires

8 02 2008
sarkozy_bleu.jpg Hier Madame Berra, tête de liste UMP du 8ème arrondissement de Lyon, était l’invitée de Nicolas Sarkozy au restaurant »D’chez eux » avec une dizaine de candidats UMP engagés, pour reprendre la formule du Figaro, dans « des combats difficiles ».

La soupe à la grimace était probablement au menu, le Président ayant répété à ses invités, « il faut y croire ». En fait, Nicolas Sarkozy était paraît-il particulièrement exaspéré au point de prononcer « un rappel à l’ordre » à une majorité agitée et soumise à des forces centrifuges.

Consignes, circulaires et argumentaires vont donc pleuvoir dans les prochains jours pour remettre dans l’axe cette majorité qui tangue et doute. Jean-Pierre Jouyet en critiquant ouvertement les conseillers de l’Elysée a probablement encore attisé le feu qui couvait dans la maison majoritaire.

Il faut dire que du haut de leur certitude, ces fameux conseillers en se substituant, rarement avec élégance, aux Ministres et plus généralement aux élus commencent à agacer bien du monde.

Hier, fort de sa magnifique victoire, les victoires les plus éclatantes se révélant toujours des bombes à retardement, « Sarkozy qui rit » en prenait à son aise et les petits marquis d’alcôves ne se sentaient plus. Aujourd’hui « Sarkozy qui pleure » joue du menton et veut caporaliser une majorité pléthore qui entame peut-être un début de délitement.

J’imagine qu’il y a quelques mois « Sarkozy qui rit » n’imaginait pas une seule seconde vivre un aussi triste début de mois de février au point d’être aujourd’hui « Sarkozy qui pleure ».

Lyon, le 7 février 2008.