Soutien scolaire

25 01 2008

laporte.jpg Mardi dernier, le Secrétaire d’Etat Bernard Laporte, accordait une interview à Libération. Hier, par le biais de la rubrique « Making of », on nous en disait plus sur la petite histoire de cet entretien sans intérêt mais oh combien significatif.Une fois dit que l’interview s’est faite par mail, il faut savoir qu’arrivé dans les services du Ministre, en fin de matinée, le questionnaire est revenu renseigné, à la rédaction, le soir vers 21 heures. Neuf heures pour un contenu aussi maigre paraît bien long. Explication, la copie de Laporte a été lue et relue à Matignon. Edifiant !

Mieux, au terme de son périple « Libé – Laporte-Fillon-Laporte-Libé, » la rédaction du quotidien constate, alors que l’heure du bouclage approche, que l’ami des jambons devenu Ministre, a répondu par ailleurs à une question jamais posée par la rédaction de Libération. Stupéfiant !

Comme le dit Paul Quinio dans sa rubrique, « un Ministre serait digne et capable de négocier au nom de la France dans une réunion internationale, pas de s’adresser sans filet à la presse. » Evident !

Cela étant, quand on considère que Laporte ainsi que l’ensemble de l’aréopage Ministériel est cornaqué par un Président de la République qui dit, un jour sur l’autre, tout et son contraire, rien ne peut surprendre. Alors comment ne pas être étonné par le fait que d’aussi mauvais élèves enseignés par un instituteur aussi peu crédible puissent demain être, évalués par un inspecteur comme Eric Besson, le félon.

Lyon, le 25 janvier 2008.

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