Un conseil (général)

22 05 2008

Si l’on en croit le Progrès, Dominique Perben serait « démotivé par sa vice-présidence au Conseil Général et par son mandat de parlementaire ». Toujours dans le Progrès, selon les propos rapportés d’un élu proche de l’ancien candidat aux municipales lyonnaises, je cite, « Il n’y a pas que le national qui le fasse bander ». (Sic !)

Loin de moi l’idée de m’offusquer de ce retrait de Dominique Perben. En pareilles circonstances la discrétion s’impose et le fait que l’ex Ministre ne se pavane pas en ville est plutôt un signe d’adaptation donc d’intelligence.

Ce qui est inquiétant dans le contexte actuel se situe donc du coté du Conseil Général. Passe encore le fait que son Premier Vice-président, Dominique Perben, en plein spleen, prenne de la distance et puisse être démotivé. Ce qui est plus étonnant c’est que son Président, Michel Mercier, paraisse aux yeux de tous encore plus à l’ouest car avant tout intéressé par son sort personnel et donc les négociations avec Sarkozy pour rentrer a gouvernement. Michel Mercier qui vient d’évoquer son possible départ à l’horizon 2009, est manifestement lui aussi sur une autre planète.

Avec un Président à l’ouest, un Vice-président qui perd le nord vous avouerez que la situation du département ne peut qu’interroger le rhôdanien que je suis.

Dans la continuité du rassemblement initié lors des élections municipales qui a conduit les listes « Aimer Lyon » à la victoire, le Parti Socialiste et le Maire de Lyon soutiennent la candidature de mon collègue Thomas Rudigoz dans une élection cantonale partielle (le 5ème arrondissement) qui pourrait changer à terme la donne au sein du Conseil Général du Rhône ce d’autant, qu’adhérent du Modem, Thomas Rudigoz dispose d’atouts indéniables pour sortir vainqueur de ce scrutin dans un canton propriété de la droite depuis des temps immémoriaux.

L’évidence n’étant pas toujours la qualité première de certains, je conseille donc à celles et ceux qui sont sensibles à la nature des politiques mises en œuvre dans les Conseils Généraux de se mobiliser dès le 25 mai pour permettre à Thomas Rudigoz de construire un rassemblement victorieux lors du deuxième tour du 1er Juin. Cela serait la meilleure façon d’indiquer à  Michel Mercier et Dominique Perben que ceux qui font équipe avec Gérard Collomb à Lyon et à la Communauté urbaine ne se désintéressent pas du sort de nos concitoyens rhôdaniens et qu’une alternative se construit.

Lyon, le 22 mai 2008   

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Vépé

26 04 2008

Me voici donc Vice-président du Grand Lyon (V.P.) probablement en charge de la stratégie de développement de l’agglomération. Je veux bien entendu remercier Gérard Collomb de la confiance qu’il me témoigne en pareille occasion ce d’autant que cette tâche devrait faire partie des quelques points majeurs de son nouveau mandat. En effet en indiquant dans son discours d’investiture du 18 avril qu’il convenait « d’aller encore plus loin dans la mutation de l’agglomération », le Président du Grand Lyon avait pris soin de préciser qu’il convenait de continuer à mieux associer l’ensemble des territoires de la Communauté Urbaine mais aussi d’édifier une Métropole capable de soutenir la comparaison avec les grandes agglomérations européennes.

Il y a huit jours en recevant, quelques heures avant la séance inaugurale du présent mandat, le nouveau Maire de St-Etienne, Maurice Vincent, Gérard Collomb avait clairement affiché son désir de voir le développement lyonnais se tourner encore mieux vers de nouveaux partenaires. La capitale du Forez fait bien entendu partie des priorités lyonnaises tout comme le Nord-Isère, l’Ain, sans oublier, au sud, la ville de Vienne, à l’Ouest le Roannais et au nord de notre département Villefranche et pourquoi pas demain Mâcon.

Organiser nos destins communs au sein d’un vaste territoire qui devrait permettre à notre Métropole de s’installer définitivement dans le club très fermé des grandes entités européennes sera donc notre travail commun.

Comme le disait Gérard Collomb à son collègue Stéphanois, ce mouvement qui sera imprimé au cours du mandat qui s’amorce doit tourner le dos à ce qui s’opère en Ile-de-France depuis quelques décennies. Au contraire, au sein de ce réseau de villes, chacun doit pouvoir, en mettant en place de nouvelles synergies, cultiver sa propre identité renforcée par de nouvelles coopérations.

L’Université, le développement économique et la recherche, les infrastructures de transports seront les outils de ces rapprochements. La culture aussi. Cette volonté du Président du Grand Lyon d’associer les villes partenaires au dossier « Lyon, Capitale Européenne de la Culture » en 2013 n’est pas la plus mince des annonces. Y travailler pour le réussir est non seulement pour Lyon et son agglomération un défi d’envergure, mais cela sera aussi pour la coopération entre nos territoires qui constituent le réseau de nos villes un levier formidable pour imaginer « un nouveau modèle culturel et urbain en Europe ».

Lyon, le 26 avril 2008       





La leçon lyonnaise

19 04 2008

 Hier après-midi, Gérard Collomb était sans surprise à nouveau élu Président du Grand Lyon. Fidèle à sa ligne d’ouverture Gérard Collomb pourra ainsi poursuivre sur la lancée de son premier mandat une politique appréciée bien au-delà des frontières d’une gauche pourtant dominante dans l’assemblée. Cette victoire attendue devrait être méditée par le couple Gaudin-Muselier du côté de Marseille. En effet, la défaite de Renaud Muselier pour prendre la tête de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole en dit assez long sur certains phénomènes de décomposition de la droite. Contrairement au réaliste Alain Juppé qui a indiqué se satisfaire d’une agglomération bordelaise présidée par un socialiste, à Marseille la défaite Umpiste est éclairante en particulier quand on analyse les réactions du clan Gaudin.

Parlant à l’égard d’élus plutôt situés à droite mais ayant préféré apporter leur soutien au socialiste Caselli de « Traitre », de « menteurs » et autres noms d’oiseaux, Muselier évoque au terme de sa défaite « un déni de démocratie », « de coups tordus » et en appelle même au Préfet pour « casser l’élection ».

Cette morgue affichée à Marseille démontre une fois de plus le peu de cas que l’UMP fait des élus y compris des siens. L’actuelle session parlementaire en est également une démonstration éclairante mais revenons dans les Bouches-du-Rhône.

L’ex pro-Gaudin et Maire de Plan-de-Cuques, Jean-Pierre Bertrand ne dit pas autre chose en justifiant son vote pour le candidat socialiste ; « Les Maires en ont assez » dit l’élu en question. « Cela suffit et c’est l’intérêt général qui doit prévaloir » précise le rebelle. Cette mésaventure de la droite Marseillaise n’est pas contrairement à ce que dit l’amer Muselier un coup fourré et l’ex anecdotique secrétaire d’Etat de Chirac, plutôt que de s’en prendre aux élus de sa propre famille, devrait méditer avec Jean-Claude Gaudin la leçon lyonnaise de Gérard Collomb.

Lyon, le 19 avril 2008      





Conseil Municipal

21 03 2008

collomb.jpgange-marie-teodori.jpg  Tout à l’heure à quinze heures mon amie Jacqueline Psaltopoulos, élue du 8ème arrondissement, proclamera l’élection de Gérard Collomb comme Maire de Lyon. Doyenne de l’assemblée elle lui remettra ensuite son écharpe tricolore au cours de cette première séance publique destinée à installer le Maire dans ses nouvelles fonctions.

Il y a 7 ans, en 2001, c’était également un élu du 8ème arrondissement, Ange-Marie Téodori qui avait procédé au même cérémonial. Je voudrais aujourd’hui saisir cette occasion pour saluer Ange-Marie notre ancien adjoint à la culture de l’équipe de Christian Coulon.

Ami des artistes, passionné d’art et de création, Ange-Marie Téodori a consacré une grande partie de son activité militante et d’élu au service de la culture. Des arts plastiques aux musiques actuelles, du théâtre de création à la danse Ange-Marie à ouvert plusieurs fronts dans les années soixante et soixante-dix dans une ville qui vivait, rappelons-le, entre léthargie et frilosité. Du théâtre du 8ème à la Maison de la danse, en organisant de nombreux concerts (Pink Floyd par exemple), en aidant des plasticiens à s’exprimer, Ange-Marie Téodori a été pendant bien des années un défricheur attentif.

Comme Président du Groupe socialiste et Apparentés, au cours du mandat qui s’achève, je suis très fier d’avoir pu compter sur l’appui et les conseils d’Ange-Marie.

Toujours passionné d’Art et de Culture je sais que « Téo » va continuer à mener les combats nécessaires pour la culture et la défense des artistes. Je souhaitais aujourd’hui le remercier tout en sachant que nous continuerons ensemble à œuvrer pour ces biens communs que sont l’art et la culture.

Lyon, le 21 mars 2008.

 

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PS : Sur un tout autre plan il convient de ne pas rater l’édition d’aujourd’hui de l’Equipe consacrée à la journée mondiale de lutte contre le racisme avec de nombreux témoignages de sportifs. Bonne lecture.





Cacher sa joie

17 03 2008

 rose2.jpg     Tout a déjà été dit sur cette élection municipale. Ici à Lyon, Gérard Collomb ne doit sa très belle victoire strictement qu’à lui-même et la confortable majorité dont il va bénéficier à la Communauté Urbaine va lui permettre, tout en maintenant l’ouverture, de déployer une politique plus audacieuse. Ne cachons donc pas notre joie.Tout a été dit aussi sur la défaite de la droite et il suffit d’égrainer la liste des villes majeures qui passent de gauche à droite pour s’en convaincre.

Tout à été dit également sur un Parti Socialiste qui ne pense qu’à ça. Le prochain congrès qui doit se tenir à l’automne était l’obsession hier soir de nombre de hiérarques, la palme revenant probablement à Martine Aubry dont je vous laisse méditer la lumineuse déclaration, «  il est urgent de dire « nous », et pour ça je suis toujours candidate ».

Ces victoires qui nourrissent les arrière-pensées, à défaut de la pensée, risquent de s’avérer un piège dont certains commentateurs n’hésiteront pas fort justement à dire qu’il peut être fatal à des socialistes dont l’ambition auto proclamée de quelques leaders apparaît de plus en plus douteuse au regard de la situation du pays.

Du côté du Modem, la stratégie de François Bayrou complètement asservie aux ambitions présidentielles de sa personne est de plus en plus illisible. Véritable chat noir de la vie politique, le bilan de la journée électorale d’hier ne peut que laisser perplexe puisque à Marseille comme à Toulouse, le Modem se retrouve toujours dans le camp des vaincus.

Droite étrillée. PS consternant. Modem à la rue. Avouez que les occasions de se réjouir doivent parfois être revues à la baisse au terme de ce deuxième tour des municipales.

Lyon, le 17 mars 2008    





Tout le monde se lève pour Heidi

10 03 2008

heidi-giovacchini.jpg  « On peut avoir des idées sociales sans être socialiste », c’est juste, c’est bien tourné et c’est de Heidi Giovacchini tête de liste « aimer Lyon » pour ces élections dans le difficile sixième. Un arrondissement qui place au sortir de ce premier tour Heidi Giovacchini à moins de 400 voix de la candidate UMP mise sous la tutelle du milloniste Amaury Nardone.

Véritable révélation de cette campagne, Heidi Giovacchini s’est imposée comme une candidate volontaire, à l’intelligence pétillante et au pragmatisme tonique. Des qualités évidentes pour une Maire qui pourrait enfin faire entrer le sixième arrondissement dans le concert d’une politique municipale généreuse et ouverte. La droite lyonnaise a en effet toujours mis un malin plaisir à imaginer pour cet arrondissement un avenir étriqué et centrifuge, une sorte de Neuilly-sur-Rhône.

Aujourd’hui, parce qu’il est composite et bien moins conservateur que certains se complaisent à le dire, le 6ème arrondissement peut tourner le dos aux caricaturales vignettes que la droite traditionnelle diffuse depuis des lustres.

Le 6ème, fort d’un potentiel humain, économique mais aussi culturel jusqu’ici inexploités peut, et Heidi Giovacchini s’y emploiera, rejoindre le tempo d’une ville qui bouge au cœur d’une agglomération dynamisée. Pugnace et dotée de qualités humaines authentiques que les Lyonnais découvrent au fil de cette campagne, la tête de liste de Gérard Collomb représente le renouveau pour un arrondissement qui peut, tout en protégeant sa douceur, envisager de faire franchir à notre ville un seuil supplémentaire vers la modernité. Très franchement, je n’imagine pas une seconde que le sixième arrondissement laisse passer cette chance.

On sait que le dimanche matin, Amaury Nardone adore porter de magnifiques pantalons rouges. Aux électeurs du sixième de lui offrir une veste fushia dimanche prochain.

Lyon, le 10 mars 2008





« Art »banel, Catherine

6 03 2008

Catherine Albanel n’est jamais aussi à l’aise que quand elle parle du marché de l’art. Elle vient de revoir le rapport, encore un, commandé à M. Béthenod et, procédant au difficile art du teasing, elle annonce désormais de vernissage en vernissage qu’elle va, riens moins que doper « La France de l’Art ».

En attendant la même Albanel continue de réduire les crédits destinés au spectacle vivant. Avant hier, c’est le théâtre du Point-du-Jour (5ème arrondissement) qui vient de recevoir sa douloureuse. Moins 4%, circulez il n’y a rien à voir et bravo pour votre travail, tel est le message dont le théâtre lyonnais est destinataire comme la plupart de ses confrères.

Au moment où fort justement Gérard Collomb annonce sa volonté de moderniser ce théâtre au cours du prochain mandat, les lyonnais apprécieront le message de l’Etat.

Lyon, le 6 mars 2008.