Traces résiduelles

29 01 2008
perben_micro-yellow.jpg François Bayrou le disait dimanche, « Moi je résiste ». Lundi le Progrès titrait, « Mercier résiste encore à Perben ». Chacun l’aura compris, entre les deux formules, tout est donc dans le « encore ».

Les dernières illusions de Dominique Perben reposent aussi sur ce « encore ». Le dernier ultimatum reporté cette fois-ci au 31 janvier du chef de l’UMP est destiné à mettre clairement Michel Mercier au pied du mur. Le Président UDF-Modem du Conseil Général n’aurait donc plus que deux jours pour rejoindre l’alliance droitière UMP-Villiers-Millon.

En attendant les lyonnais peuvent toujours attendre le programme et les listes de l’ex Maire de Chalon-sur-Saône arrivé depuis des lustres à Lyon et toujours embourbé dans ses accords d’appareil.

En vérité, le sort des Lyonnais et de leur ville semble complètement subsidiaire quand on observe ces manœuvres et intimidations. Michel Havard dont la poésie ne semble pas un des points forts, n’y allait d’ailleurs pas par quatre chemins pour expliquer dans le Figaro à Mercier que les choses urgent. « Le partenariat noué entre le Modem et l’UMP au Conseil Général doit se retrouver au niveau du Conseil Municipal » expliquait le patron local de l’UMP. Autrement dit si une alliance pour les municipales n’émergeait pas, la question du soutien de l’UMP au Président du Conseil Général, quant à elle, serait très rapidement d’actualité.

Mieux, Cornillet, un ex-Bayrouiste passé chez Sarko, n’hésite pas à voir plus loin en mettant en avant la question des 500 signatures susceptibles de se reporter sur le parrainage de la future candidature de Bayrou aux Présidentielles.

Il y a décidément beaucoup de traces résiduelles du RPR dans UMP.

Lyon, le 29 janvier 2008.

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