Foot

28 04 2008

Samedi soir à Gerland, l’Olympique lyonnais était à l’image de sa saison 2007-2008. Une première mi-temps plus que modeste d’équipe de milieu de tableau. Une seconde probablement pimentée par le fait de devoir jouer à dix, un peu plus digne d’un champion. Au bout du compte un petit point glané. Les Girondins n’ayant pas fait mieux, on ne peut que remettre la balle au centre, jouer les trois derniers matchs et commencer à oublier une saison pénible qui nous laisse tout de même plus que pensif.

Parmi les raisons d’espérer on doit de toute évidence se satisfaire de l’éclosion de Karim Benzema (encore deux buts samedi). Par son talent le jeune Brondillant peu commencer à se dire que parfois il flirte avec le génie. Avec la longue indisponibilité de Cris, la forteresse lyonnaise a souffert cette saison. Depuis son retour le Brésilien apporte rigueur, confiance et motivation, c’est donc la seconde raison de songer à un avenir plus conforme au standing du club. Troisième grande satisfaction, l’indispensable Jérémy Toulalan. L’ex Nantais est efficace, généreux, sûr et opiniâtre. Son CDI en équipe de France semble assuré. Il est devenu plus que nécessaire à Domenech et à l’OL.

Un ton légèrement en dessous on se doit de saluer la belle saison de Sydney Govou, le bon retour de blessure de Coupet sans oublier l’excellente fin d’intérim de sa doublure Vercoutre.

Pour le reste, tout n’est que doute. Samedi le coach a fait l’insigne honneur d’accorder trois minutes de jeu à Ben Arfa tandis que le pauvre Fred continuait à être confondant de tiédeur et d’approximation. Si on ajoute à cela la lourdeur d’un Karlström, l’insuffisance de Grosso, le jeu bavard mais pâle de Juninho, la saison qui s’achève est bien à l’image de ce Lyon-Caen. Une alternance de disette, de prostration et de trop rares moments de vaillance.

Problème de riches ? C’est évident quand on sait que les Lyonnais devraient probablement être en situation d’emmagasiner cette saison une paire de trophées supplémentaires avec la coupe et le championnat.

Les raisons de se réjouir sont donc rares et pourtant je vais vous proposer de vivre le bonheur cette fin de saison en vous précipitant sur le numéro hors-série de « So Foot » en vente depuis peu dans nos kiosques. Compilation du meilleur de ce magazine nerveux, intelligent et concerné qui fête dignement ses 5 ans, tout au long des 200 pages de ce « meilleur du déjà très bon », vous retrouverez le grand Cantona, l’immense Platoche, Sir Alex, mais aussi l’écrivain Bruce Hornby lançant à Arsène Wenger, « Dis à tes joueurs de mettre London Calling des Clash dans le vestiaire », le Blur Demon Albarn et l’impitoyable Jean-Louis Murat s’en prenant à Zizou et Deschamps.

Indispensable.

« So Foot », hors série-numéro double, 4,90 Euros- http://www.sofoot.com

Lyon, le 28 avril 2008      

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Continuer la pression

11 04 2008

 Au terme de cette semaine, ceux qui sont attachés en cette année olympique au combat pour les droits et les libertés peuvent être satisfaits même si la répression continue en Chine. L’opération de séduction de la bureaucratie d’Etat chinoise est un échec.

Le C.I.O, quant à lui, apparaît pour ce qu’il est, un club aristocratique discrédité. Après Londres, le lundi olympique parisien à mis les pendules à l’heure et à l’exception de quelques athlètes en retraite accusant RSF de les avoir « pris en otage » (sic !), les J.O. de Pékin sont désormais placés sous observation ce d’autant qu’une large majorité des Français approuvent les manifestations de lundi sur le passage de la flamme. Ils sont par ailleurs encore plus nombreux à souhaiter le boycott des festivités d’ouverture des J.O, 67% selon un sondage du Figaro de ce matin.

L’opinion doit donc continuer de faire pression afin d’exiger du gouvernement chinois, non pas de la retenue, mais la mise en œuvre de ses engagements et donc la fin de la répression. Le reste est assez anecdotique. Une fois de plus le duo Kouchner/Yade ne sort pas à son avantage à la fin de cette semaine qui vient de faire bouger quelques lignes importantes.

Encore plus anecdotique, le sénateur Mélenchon s’est cru autorisé, saisissant l’ouverture d’une fenêtre médiatique, de s’époumoner contre le gouvernement théocratique du Dalaï Lama. C’est désolant mais pas nouveau.

Lyon, le 11 avril 2008    





Landreau

1 03 2008
Mickaël Landreau, le gardien de but du Paris-Saint-germain, multiplie les boulettes. A son actif, lors de la rencontre de coupe de la ligue, un troisième loupé en trois matchs qui devrait l’enfoncer encore plus.

Landreau que certains se plaisent aujourd’hui à massacrer devrait réfléchir à son avenir. Pourquoi pas à se lancer en politique ? J’en connais qui multiplient aussi les boulettes, comme certains les pains, tout en restant titulaires de leur poste qui plus est, sans prendre le moindre pain.

Malgré une déjà fort belle carrière professionnelle commencée au sortir de l’adolescence, Mickaël Landreau peut légitimement entamer à 28 ans un beau parcours ce d’autant que son nouveau statut d’amateur ne devrait pas trop jurer tant ils sont nombreux à l’être aussi en politique.

Que Mickaël se rassure, la politique est bien moins dangereuse que le foot. Cela fait par exemple bien longtemps qu’en politique il n’est plus vraiment nécessaire d’être bon sur sa ligne. Quant aux sorties au dessus de la défense, certains se trouent en se disant qu’il y aura bien un défenseur sur la ligne de but pour expédier de la tête, en corner, une balle pourtant destinée à faire but.

En politique, pas d’angoisse au moment du pénalty car contrairement au football on peut toujours expliquer, après sa transformation, que c’est du côté du dernier défenseur que se trouve le coupable. En vérité, le seul parallèle utile que l’on puisse faire entre foot et politique réside dans les qualités de relance. Jeu court, jeu long, peu importe. Pour un politique qui vient de commettre une bévue, l’essentiel est de dégager sans se poser de questions. Libre à ceux qui sont devant de faire des déviations, de prendre le jeu à leur compte, bref de se débrouiller.

Puisque nous sommes dans le foot, restons-y. Aujourd’hui l’Olympique Lyonnais entame une mini-campagne sur trois matchs, Lille-Manchester-Bordeaux. La semaine risque d’être décisive sachant que le troisième match de l’O.L. correspondra au 1er tour des municipales, mais la grande différence, cette fois encore, entre le foot et la politique, c’est que même si Lyon écrase Bordeaux le 9 Mars il restera encore beaucoup de rencontres à disputer alors que pour nombre de candidats aux municipales l’élimination sera directe.

Lyon, le 1er Mars 2008.





Vikash, bienvenue au club

14 01 2008
 dhorasoo.jpg Longue interview hier de Vikash Dhorasoo au J.D.D. L’artiste tire sa révérence au foot mais ce ne sont pas les projets qui manquent.

Articles pour « So Foot », bouquin avec son ami Fred Poulet, production de films, petit rôle dans le prochain long métrage de Pierre Jolivet et surtout coup de main à Delanoë dans le cadre des municipales sont au menu de celui qui a encore une belle côte d’amour à Gerland.

D’ailleurs, quand on l’interroge sur ses bons souvenirs, Vikash Dhoraso n’hésite pas à parler de son premier titre avec l’O.L. mais aussi de l’émouvante standing ovation reçue lors de son dernier match avec l’olympique lyonnais.

A la question de Stéphane Joby, « Allez-vous adhérer au PS ? », Vikash répond sans détour, « J’y réfléchis. Ce serait cohérent avec mon engagement ». Bienvenue camarade Vikash, cela étant en certaines occasions le PS c’est parfois pas franchement mieux que les vestiaires du PSG, à la différence qu’au Parti Socialiste on a quasiment plus de coach.

Lyon, le 14 janvier 2008.





Fight club

15 12 2007

c7abffeaba7ff8d8316b46295d7ca841.jpgC’est cet après-midi, à peine remis de sa victoire écossaise, que l’Olympique Lyonnais rencontre à Gerland l’OGC Nice.

En vérité c’est malheureusement sous le signe de la violence entre bandes de supporters qu’est placée cette journée de championnat.

En effet le 15 septembre dernier, sur une aire de repos de l’A6, un sévère affrontement entre la brigade Sud de Nice et des membres de la Cosa Nostra de Lyon s’était soldé par un « crime » majeur : les niçois s’étaient fait subtiliser une banderole par les lyonnais.

La revanche est donc programmée aujourd’hui. Services de sécurité des clubs, CRS et policiers sont donc sur le qui-vive dans l’attente d’un « fight » annoncé.

Pathétique !

Lyon, le 15 décembre 2007