A propos de Mai 68, le seul problème qui mérite maintenant d’être posé, est de savoir si le « chasseur français », « la France Agricole », « Système D » et « Paris Turf » vont y consacrer un numéro spécial. En attendant d’avoir la réponse, quelques lignes aujourd’hui sur « Rolling Stone » (édition française) et Rock & Folk qui consacrent eux aussi des numéros ad hoc à 68.
Passons rapidement sur le premier dont on pouvait attendre mieux. Cela dit quelques interviews comme celles de Mick Jagger et Dylan valent le détour le reste étant plutôt décevant. La bonne surprise, contre toute attente, est à mettre à l’actif de Rock & Folk qui avec son hors-série, « l’impossible révolution » essaye de répondre à la question posée par un lecteur, « le rock a-t-il jamais été de gauche ? »
Pour l’occasion Manœuvre redonne la parole à celui qui à l’époque était le rédacteur en chef du magazine rock, Philippe Paringaux. L’ex, au travers l’entretien désormais traditionnel « Mes disques à moi », revient sur son parcours musical et prononce cette phrase définitive et fondée, « Pardon, on a manqué d’humour entre 1968 et 1972. »
Avec des articles sur les inévitables Dylan et Lennon, ce spécial Mai 68 revient opportunément sur les oubliés Pink Fairies, sur les enfants hardcore de Mai mais aussi sur des formations au bon vieux fond réac comme Lynyrd Skynurd ou Ted Nugent.
Au final la lecture de cet opus hors série s’avère très intéressante. A croire que dans ce 68 Revival la seule bonne nouvelle c’est que Rock & Folk est toujours vivant.
Lyon, le 11 mai 2008
PS : Autre comeback spécial pour vous dire que contrairement à ce que je suggérais l’autre jour, « Taksim », le nouvel album de Fake Oddity n’est disponible qu’à la rentrée de septembre.





En 1968, la révolution grondait contre une consommation jugée aliénante.
En 2008, on se fait gronder si on ne consomme pas.
Je vais aller jeter ma collec de numéros spéciaux, moi.