10 mai

10 05 2008

Aujourd’hui, c’est le 10 mai. Vous voyez ou je veux en venir. Le 10 mai 1981, François Mitterrand était élu Président de la République avec près de 52% des suffrages. Au terme de son premier mandat et au prix d’une sourde bataille de la cohabitation, il était réélu avec plus de 54% des voix, la gauche remportant les législatives dans la foulée. Depuis, comme dit la chanson, « souvenirs, souvenirs ».

On a souvent parlé, à propos du 10 mai 1981, d’un aboutissement. De la fin d’une longue marche initiée à Epinay, dix ans plus tôt.

Je ne sais pas si le prochain congrès du Parti Socialiste sera le début d’une longue marche refondatrice. A voir les agitations actuelles on ne peut qu’en douter et si tel était le cas, c’est autour d’un rendez-vous en 2017 qu’il conviendrait de se situer.

Rassurons-nous, la situation actuelle du PS n’a rien à voir avec celle du Parti de François Mitterrand en 1971. Fort de la quasi-totalité des régions, de la majorité des départements et d’un grand nombre de villes et agglomérations majeures, les équipes dirigées par les socialistes travaillent au quotidien aux quatre coins du pays. Cela étant, cette expérience qui s’accumule, le fait de se coltiner le quotidien des Français, l’émergence de nouvelles politiques en région, semble compter pour du beurre dans le débat qui s’avance. A croire que le seul milieu de fertilisation politique qui vaille dans ce parti ne saurait se situer en dehors de la rue de Solferino et de quelques artères adjacentes.

Je sais bien qu’en disant cela je risque de cultiver basisme te populisme il n’empêche qu’il serait grand temps que ce parti réfléchisse, non seulement à partir de sa nouvelle déclaration de principe, mais aussi, comme le suggérait sous les ricanements de quelques hiérarques notre candidate aux présidentielles, en intégrant la pratique, l’expérience et l’intelligence nées dans nos territoires.

Lyon, le 10 mai 2008