Samedi soir à Gerland, l’Olympique lyonnais était à l’image de sa saison 2007-2008. Une première mi-temps plus que modeste d’équipe de milieu de tableau. Une seconde probablement pimentée par le fait de devoir jouer à dix, un peu plus digne d’un champion. Au bout du compte un petit point glané. Les Girondins n’ayant pas fait mieux, on ne peut que remettre la balle au centre, jouer les trois derniers matchs et commencer à oublier une saison pénible qui nous laisse tout de même plus que pensif.
Parmi les raisons d’espérer on doit de toute évidence se satisfaire de l’éclosion de Karim Benzema (encore deux buts samedi). Par son talent le jeune Brondillant peu commencer à se dire que parfois il flirte avec le génie. Avec la longue indisponibilité de Cris, la forteresse lyonnaise a souffert cette saison. Depuis son retour le Brésilien apporte rigueur, confiance et motivation, c’est donc la seconde raison de songer à un avenir plus conforme au standing du club. Troisième grande satisfaction, l’indispensable Jérémy Toulalan. L’ex Nantais est efficace, généreux, sûr et opiniâtre. Son CDI en équipe de France semble assuré. Il est devenu plus que nécessaire à Domenech et à l’OL.
Un ton légèrement en dessous on se doit de saluer la belle saison de Sydney Govou, le bon retour de blessure de Coupet sans oublier l’excellente fin d’intérim de sa doublure Vercoutre.
Pour le reste, tout n’est que doute. Samedi le coach a fait l’insigne honneur d’accorder trois minutes de jeu à Ben Arfa tandis que le pauvre Fred continuait à être confondant de tiédeur et d’approximation. Si on ajoute à cela la lourdeur d’un Karlström, l’insuffisance de Grosso, le jeu bavard mais pâle de Juninho, la saison qui s’achève est bien à l’image de ce Lyon-Caen. Une alternance de disette, de prostration et de trop rares moments de vaillance.
Problème de riches ? C’est évident quand on sait que les Lyonnais devraient probablement être en situation d’emmagasiner cette saison une paire de trophées supplémentaires avec la coupe et le championnat.
Les raisons de se réjouir sont donc rares et pourtant je vais vous proposer de vivre le bonheur cette fin de saison en vous précipitant sur le numéro hors-série de « So Foot » en vente depuis peu dans nos kiosques. Compilation du meilleur de ce magazine nerveux, intelligent et concerné qui fête dignement ses 5 ans, tout au long des 200 pages de ce « meilleur du déjà très bon », vous retrouverez le grand Cantona, l’immense Platoche, Sir Alex, mais aussi l’écrivain Bruce Hornby lançant à Arsène Wenger, « Dis à tes joueurs de mettre London Calling des Clash dans le vestiaire », le Blur Demon Albarn et l’impitoyable Jean-Louis Murat s’en prenant à Zizou et Deschamps.
Indispensable.
« So Foot », hors série-numéro double, 4,90 Euros- www.sofoot.com
Lyon, le 28 avril 2008





so foot est vraiment un tres bon canard. Le foot autrement!
hier soir en coupe de france face à sedan ce n’était pas mieux même si la victoire sur coup franc magnifique de juninho est une bonne nouvelle