Hier après-midi, Gérard Collomb était sans surprise à nouveau élu Président du Grand Lyon. Fidèle à sa ligne d’ouverture Gérard Collomb pourra ainsi poursuivre sur la lancée de son premier mandat une politique appréciée bien au-delà des frontières d’une gauche pourtant dominante dans l’assemblée. Cette victoire attendue devrait être méditée par le couple Gaudin-Muselier du côté de Marseille. En effet, la défaite de Renaud Muselier pour prendre la tête de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole en dit assez long sur certains phénomènes de décomposition de la droite. Contrairement au réaliste Alain Juppé qui a indiqué se satisfaire d’une agglomération bordelaise présidée par un socialiste, à Marseille la défaite Umpiste est éclairante en particulier quand on analyse les réactions du clan Gaudin.
Parlant à l’égard d’élus plutôt situés à droite mais ayant préféré apporter leur soutien au socialiste Caselli de « Traitre », de « menteurs » et autres noms d’oiseaux, Muselier évoque au terme de sa défaite « un déni de démocratie », « de coups tordus » et en appelle même au Préfet pour « casser l’élection ».
Cette morgue affichée à Marseille démontre une fois de plus le peu de cas que l’UMP fait des élus y compris des siens. L’actuelle session parlementaire en est également une démonstration éclairante mais revenons dans les Bouches-du-Rhône.
L’ex pro-Gaudin et Maire de Plan-de-Cuques, Jean-Pierre Bertrand ne dit pas autre chose en justifiant son vote pour le candidat socialiste ; « Les Maires en ont assez » dit l’élu en question. « Cela suffit et c’est l’intérêt général qui doit prévaloir » précise le rebelle. Cette mésaventure de la droite Marseillaise n’est pas contrairement à ce que dit l’amer Muselier un coup fourré et l’ex anecdotique secrétaire d’Etat de Chirac, plutôt que de s’en prendre aux élus de sa propre famille, devrait méditer avec Jean-Claude Gaudin la leçon lyonnaise de Gérard Collomb.
Lyon, le 19 avril 2008





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