Chaud le Bergheaud

12 04 2008

 Quand il est en promo, il n’y a pas meilleur client que Jean-Louis Murat. On se souvient de son credo à la gloire de l’équipe de foot d’Italie après la dernière coupe du monde, de ses coups de boutoir contre Benabar lors de la sortie de l’album consacré à Léo Ferré. Il y a quelques mois, l’Auvergnat magnifique était sur le plateau de Ruquier. La responsable de la rédaction de « Closer » aussi. Symphonie pour un massacre…

 

En pareilles circonstances, le risque est bien entendu grand que le téléspectateur, peu au fait du travail de Murat, en vienne à penser que le loustic chevelu qui s’en prend à la lèche de closer exerce la profession d’agent d’ambiance sur le service public. J’imagine que les gens du marketing de sa maison de disque doivent être étrangement partagés entre le sentiment qu’un tel baston est toujours bon pour le commerce et l’idée qu’au bout du compte un tel comportement est totalement suicidaire. Qu’importe. Murat est non seulement un bon client mais surtout un petit miracle perpétuel dans la chanson (?) française.

Alors que vous dire ? Ce « Tristan » fait à la maison avec des recettes à l’ancienne est un excellent disque qui renoue avec le Murat d’antan, l’argument est plutôt destiné à ceux qui ont passé par pertes et profit Bergheaud il y a une demie douzaine d’années. Pour vous en convaincre vous pouvez toujours visionner le clip qui suit. En cas de doute passez votre chemin.

 

Lyon, le 12 avril 2008