Je ne vais pas une nouvelle fois vous faire mon morceau de bravoure afin de vous expliquer tout le bien que vous pouvez vous faire en allant assister à quelques-uns des rendez-vous proposés par l’équipe du festival. Au-delà de Methodman et Redman, sans oublier La Cliqua, Wax Taylor, Dub Inc et quelques autres, cette année du côté du Musée d’Art Contemporain, en marge de l’exposition Keith Haring, mais aussi à l’UGC Ciné-Cité pour le « Hip-hop film », l’Original aura son mot à dire.
La ville de Lyon, avec Rhône-Alpes, demeure un fidèle et fiable partenaire de l’évènement, c’est une très bonne chose. Cela étant il serait probablement opportun qu’un aeropage plus large de communes de l’agglomération se penche sur le sort de « l’Original » afin de hisser ce festival au rang qu’il mérite. Sur un plan plus politique, il serait également souhaitable que la ville-centre ne demeure pas la seule à apporter son aide à une manifestation aussi symbolique du nouvel essor des cultures urbaines et des attentes de la jeunesse des quartiers. A un moment ou de nouvelles équipes municipales issues des récentes élections s’apprêtent à entrer dans l’action comment ne pas suggérer de faire converger leurs énergies pour assurer un avenir encore plus rayonnant à ces cultures et singulièrement à l’épatant festival « l’Original ».
Cette année, l’Epicerie moderne de Feyzin, en s’associant à l’évènement, montre la voie. Alors pourquoi ne pas rêver que demain, de Villeurbanne à Vaulx-en-Velin, de Rillieux à Vénissieux, de Saint-Fons à Bron en passant par Saint-Priest, l’ensemble de notre agglomération ne danse pas au rythme du Hip-hop et en particulier de « l’Original » Avouez qu’une telle perspective aurait non seulement de la gueule mais aussi quelque chose à voir avec une action culturelle tournée vers la jeunesse.
Lyon, le 2 avril 2008.





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