Cacher sa joie

17 03 2008

 rose2.jpg     Tout a déjà été dit sur cette élection municipale. Ici à Lyon, Gérard Collomb ne doit sa très belle victoire strictement qu’à lui-même et la confortable majorité dont il va bénéficier à la Communauté Urbaine va lui permettre, tout en maintenant l’ouverture, de déployer une politique plus audacieuse. Ne cachons donc pas notre joie.Tout a été dit aussi sur la défaite de la droite et il suffit d’égrainer la liste des villes majeures qui passent de gauche à droite pour s’en convaincre.

Tout à été dit également sur un Parti Socialiste qui ne pense qu’à ça. Le prochain congrès qui doit se tenir à l’automne était l’obsession hier soir de nombre de hiérarques, la palme revenant probablement à Martine Aubry dont je vous laisse méditer la lumineuse déclaration, «  il est urgent de dire « nous », et pour ça je suis toujours candidate ».

Ces victoires qui nourrissent les arrière-pensées, à défaut de la pensée, risquent de s’avérer un piège dont certains commentateurs n’hésiteront pas fort justement à dire qu’il peut être fatal à des socialistes dont l’ambition auto proclamée de quelques leaders apparaît de plus en plus douteuse au regard de la situation du pays.

Du côté du Modem, la stratégie de François Bayrou complètement asservie aux ambitions présidentielles de sa personne est de plus en plus illisible. Véritable chat noir de la vie politique, le bilan de la journée électorale d’hier ne peut que laisser perplexe puisque à Marseille comme à Toulouse, le Modem se retrouve toujours dans le camp des vaincus.

Droite étrillée. PS consternant. Modem à la rue. Avouez que les occasions de se réjouir doivent parfois être revues à la baisse au terme de ce deuxième tour des municipales.

Lyon, le 17 mars 2008