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« Quais du Polar », avec George Pelecanos, accueille encore une fois cette année, du 28 au 30 mai, un poids lourd de la littérature américaine dont l’œuvre importante est à la disposition du public français depuis déjà pas mal de temps.Pelecanos c’est avant tout Washington D.C, ses bafonds, des héros qui dérivent, une Amérique coupée en deux avec, comme l’écrivait il y a quelques années Christine Ferniot, « d’un côté les blancs pétant dans la soie, de l’autre les minorités qui se débrouillent comme elles peuvent pour récupérer une minuscule part du gâteau.»
Racisme, violence, économie parallèle, Pelecanos décrit en témoin et à merveille la mutation de Washington, surtout celle des années soixante-dix en utilisant le « son de la ville », en bon connaisseur de la musique populaire, mais aussi l’univers du sport et singulièrement celui du basket ball.
En son temps j’avais comme tout le monde particulièrement apprécié « King Suckerman » paru en France à la fin des années quatre-vingt-dix mais j’avoue avoir ignoré depuis l’ensemble de la production de Pelecanos et en particulier « Hard revolution » désormais disponible en poche (Le seuil).
La venue de Pelecanos à Lyon dans une quinzaine de jours est une aubaine et c’est probablement le plus sûr stimulant pour se plonger dans son œuvre la plus récente.
Alors dimanche, à la sortie du bureau de vote, pourquoi ne pas entamer la lecture d’un Pelecanos histoire d’être à niveau pour l’édition 2008 de « Quais du Polar ». A ce propos George Pelecanos signera ses ouvrages sur le stand du Bal des Ardents situé au Palais de Bondy qui demeurera le cœur du festival 2008.
Bon vote, bonne lecture et bon week-end.
Lyon, le 14 mars 2008
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