Chinoiseries

5 03 2008

sun-tzu.jpgHier, en vous parlant des jeux olympiques de Pékin, j’ai oublié de vous dire deux mots de l’excellent Bertrand de Saint-Vincent, titulaire d’un bloc-notes lyonnais dans le Figaro pendant la durée de la campagne municipale.

Le chroniqueur évoquait samedi dernier le « Sun Tzu Lyonnais », en l’occurrence Jean-François Lanneluc, le Directeur de Cabinet de Gérard Collomb. Tantôt comparé à « une éminence grise », à un « Cardinal feutré », « policé comme une pierre », Jean-François Lanneluc était affublé de ce surnom en raison de sa citation de Sun Tzu, « Parais toujours plus faible que tu n’es ».

Personnellement j’ai retenu dans le bloc-notes de Saint-Vincent cette formulation à propos du Directeur, « Il a ce vieux fond catholique qui lui souffle que le véritable orgueil c’est d’être, et non de paraître ». Pour rester dans les chinoiseries je me suis donc reporté à ce Jésuite Italien du nom de Matteo Ricci qui avait, au printemps 1595, rédigé un traité de morale sur l’amitié alors que la Compagnie de Jésus l’avait envoyé à Macau pour ensuite tenter de convertir les sujets de l’Empereur de Chine au catholicisme.

Parmi la centaine de sagesses délivrées par ce jésuite tourné vers le confucianisme j’avoue avoir une préférence pour celle-ci. « Alors que le médecin tente de guérir son patient avec des potions amères, le flatteur, lui essaie de s’approprier les biens d’autrui par des paroles mielleuses. »

Trop forts ces jésuites, presque autant que les Chinois.

Lyon, le 5 mars 2008.


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5 03 2008
Marc Aurele

Bien vu l’ami!

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