Pan

20 02 2008
alain_robbegrillet.jpg Alain Robbe-Grillet vient de décéder alors que l’immortel bloquait, refusant de l’occuper, le siège de Maurice Rheims à l’académie française et ce depuis presque quatre ans. L’anecdote est savoureuse et suffisamment rare pour être rappelée. Pour le reste, je vous renvoie aux trois pages de Libération.

Le plus amusant, si j’ose dire, dans la disparition d’Alain Robbe-Grillet nous l’avons trouvé dans Le Figaro. Au chapitre des réactions, la parole est donnée dans un premier temps à Michel Butor qui dit à propos du défunt, « je fus proche de lui il y a fort longtemps. Mais nous ne nous voyions plus depuis cinquante ans. Je préfère laisser à d’autres le soin d’en parler » et le Figaro d’enchainer illico avec celle de Sarkozy qui dit « c’est un pan de l’histoire littéraire et intellectuelle française qui disparaît. L’Académie Française perd aujourd’hui un de ses membres les plus illustres. »

Par pitié mesdames et messieurs du Figaro, quand, je l’espère le plus tard possible, Michel Butor va nous quitter, expliquez à Nicolas Sarkozy que le meilleur hommage à rendre à l’auteur de la « Modification » doit s’incarner dans le silence.

Lyon, le 20 février 2008.


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