Le danger des grandes victoires

8 02 2008
sarkozy_bleu.jpg Hier Madame Berra, tête de liste UMP du 8ème arrondissement de Lyon, était l’invitée de Nicolas Sarkozy au restaurant »D’chez eux » avec une dizaine de candidats UMP engagés, pour reprendre la formule du Figaro, dans « des combats difficiles ».

La soupe à la grimace était probablement au menu, le Président ayant répété à ses invités, « il faut y croire ». En fait, Nicolas Sarkozy était paraît-il particulièrement exaspéré au point de prononcer « un rappel à l’ordre » à une majorité agitée et soumise à des forces centrifuges.

Consignes, circulaires et argumentaires vont donc pleuvoir dans les prochains jours pour remettre dans l’axe cette majorité qui tangue et doute. Jean-Pierre Jouyet en critiquant ouvertement les conseillers de l’Elysée a probablement encore attisé le feu qui couvait dans la maison majoritaire.

Il faut dire que du haut de leur certitude, ces fameux conseillers en se substituant, rarement avec élégance, aux Ministres et plus généralement aux élus commencent à agacer bien du monde.

Hier, fort de sa magnifique victoire, les victoires les plus éclatantes se révélant toujours des bombes à retardement, « Sarkozy qui rit » en prenait à son aise et les petits marquis d’alcôves ne se sentaient plus. Aujourd’hui « Sarkozy qui pleure » joue du menton et veut caporaliser une majorité pléthore qui entame peut-être un début de délitement.

J’imagine qu’il y a quelques mois « Sarkozy qui rit » n’imaginait pas une seule seconde vivre un aussi triste début de mois de février au point d’être aujourd’hui “Sarkozy qui pleure”.

Lyon, le 7 février 2008.