Mardi soir l’équipe de Perben, on croit rêver, évoquait au Ninkasi les musiques actuelles à Lyon. Le blog de Libé-Lyon vous en dira plus sur cette réunion bancale qui témoigne peut-être du « No futur » qui s’installe dans l’alliance droitière Perben-Villiers-Million.Quant à moi j’étais au Transbordeur pour assister au concert de Pete Doherty et de ses jeunes amis.
Que vous dire des Babyshambles sur scène ? Qu’il ne suffit pas d’avoir trois grattes et une batterie, deux chapeaux et fumer sur scène des cigarettes aimablement allumées par un roadie dévoué pour prétendre faire de la musique de rock. Le combo de Doherty est aux limites du pathétique avec ses guitares scolaires, ses poses datées, un son indigne et, dans le meilleur des cas, des compos très largement en dessous des plus mauvaises jamais produites par les Kinks ou Blur.
Ce que nous avons vu lundi soir au Transbordeur n’aurait bien entendu pas sa place au Tremplin-rock de la MJC de Quimperlé ou au Foyer Rural de Mende. C’est une évidence mais qu’importe, puisque les fans semblaient bien jeunes et néanmoins satisfaits. Les téléphones portables mitraillaient avec avidité l’ex de l’autre et après tout c’est peut-être à ce genre de signe que l’on reconnaît de nos jours les héros du rock’n'roll.
S’il fallait retenir une ou deux choses positives de cet équipage approximatif c’est la ponctualité mais surtout cette façon incomparable de cloper sur scène.
Comme quoi avec les Babyshambles tout est dans le détail.
Lyon, le 7 février 2008.
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