De la ramasse à la casse

22 01 2008

robbie_williams.jpg  L’industrie du disque est à la ramasse et dans un paysage du showbiz plutôt dévasté l’une des majors, EMI, est quant à elle à la masse.

Le nouveau patron d’EMI, Guy Hands, fraîchement arrivé d’une firme d’investissement, après avoir annoncé le licenciement d’un tiers des effectifs, est en train de se mettre à dos quelques-unes des stars qui font pourtant les beaux jours du label britannique.

Après Radiohead, c’est maintenant Robbie Williams qui fait de la résistance en refusant de livrer les bandes de son prochain album.

Quant aux Rolling Stones, ils sont sur le départ pour rejoindre Universal et, cerise sur le gâteau, Coldplay songe lui aussi à rependre sa liberté.

Après les noces coûteuses de Madonna avec Live Nation, la très bushiste filiale de Clear Channel, la signature de Mc Cartney avec Starbucks coffee, le monde du spectacle est dans une ébouriffante effervescence au point que chez nous, Camus, le mentor de Hallyday, vient de se faire croquer, non sans plaisir, par Warner.

Le bon vieux temps du rock and roll étant définitivement terminé le sauve-qui-peut qui agite les multinationales a des allures de casse. Le million d’invendus du dernier album de Robbie Williams vient d’être expédié en Chine par EMI pour être réutilisé comme revêtement autoroutier. Vous allez voir qu’un de ces jours Mika va signer chez Bouygues et  Zazie chez Vinci.

Lyon, le 22 janvier 2008.


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2 réponses

25 01 2008
punks not dead

C’est bon tout ce bazar. A leur époque les sex pistols avaient également fait du mal à EMI.

30 01 2008
Florent

Ah ça, des Sex Pistols à Radiohead en passant par Blur (B.L.U.R.EM.I.), l’histoire d’EMI est riche…

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