Pour tout vous avouer, je suis un lecteur plutôt infidèle du Monde et en m’offrant, il y a quelques jours, le “5, rue des Italiens” de Bernard Frank paru cet automne chez Grasset je m’en suis voulu. “5, rue des Italiens” c’est tout bonnement la compilation fidèle de l’ensemble des chroniques de l’écrivain publiées entre 1985 et 1989 dans le célèbre quotidien. Quatre années de chroniques hebdomadaires essentiellement centrées sur la littérature mais aussi des flirts épatants avec la politique et l’air du temps.Ces quelques 700 pages de textes nourris, tous construits en trois temps, évoquent aussi bien la Série Noire que Maurice Bardèche, Pétain comme Chirac, Mitterrand, Proust, Hersant, Hugo, Sagan et Rocard. Ces “bavardages intempestifs” comme aime à le dire Bernard Frank dans son dernier billet au Monde juste avant de s’en retourner au Nouvel Observateur sont de petites merveilles à lire comme des nouvelles. Bernard Frank s’en est allé en 2006 et cette édition de chroniques qui couvrent le cœur des années quatre-vingt donnera je l’espère l’idée à certains de publier celles livrées par la suite au Nouvel Observateur.
Lyon, le 6 janvier 2008.





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