Elvis, Bob, Miles et les autres

5 01 2008
elvis_presley_1970.jpg Je vais vous dire aujourd’hui deux mots sur quelques bouquins consacrés à la musique qui surnageront parmi la kyrielle éditée en 2007. Vous constaterez que comme notre Président je vais pour l’occasion faire preuve d’ouverture mais aussi d’esprit de défense de la civilisation.

Notre Président l’avait dit, devant le Congrès, lors de son dernier voyage aux Etats-Unis, Elvis Presley le fascine. Constatant que Nicolas Sarkozy doit lire environ un bouquin par an, comment ne pas lui conseiller de s’attaquer dès ce début janvier à celui écrit par Peter Guralnick sur Elvis puisque cette somme dépasse les 700 pages. “Elvis Presley, last train to Memphis” est un monument pourtant consacré uniquement au jeune Elvis c’est-à-dire probablement à celui qui intéresse le moins notre Président. Même ceux, qui comme moi, ne vouent pas une admiration sans borne à l’égard de Presley, se passionneront en lisant ce bouquin hors norme édité par le Castor Astral.

Puisque nous sommes dans les biographies, la lecture du “Bob Dylan” de François Bon (Albin Michel) est indispensable tout comme d’ailleurs la réédition de l’autobiographie de Miles Davis, opportunément revue et corrigée par les Editions Infolio et intitulée “Miles”, un régal. Ces deux lectures vous éviteront de vous plonger dans celle, pseudo informative, d’Eric Clapton (Buchet-Chastel) et dans la énième bio-romancée concoctée par la machine à écrire Alain Gerber cette fois-ci consacrée à Miles Davis.

Le Hard-rock, musique au demeurant fort injustement méprisée aura connu en 2007 les honneurs de nombre d’éditeurs français. Je vous conseille tout de même l’impayable livre écrit par un curé aux excellentes Editions du camion Blanc (ça c’est au nom de l’ouverture) mais aussi celui de Ian Christe (ce n’est pas une blague) édité par Denoël, intitulé “Sound of the Beast” et malheureusement sous-titré “l’histoire définitive du Heavy Metal” (ça c’est au nom de la civilisation).

Le punk, quant à lui, continue d’agiter l’édition puisque monographies et ouvrages illustrés se succèdent sans vraiment convaincre. Le “Rip it up and start again” de Simon Reynolds paru chez l’inégalable Allia est désormais une référence et malheureusement le “New Wave” coordonné par le regretté Jean-François Bizot (Editions Panama) ne connaîtra probablement ce sort.

Lyon, le 5 janvier 2008